Le Poétimaton

Qu’est-ce qu’un Poétimaton ?

Concrètement le Poétimaton, c’est l’Imaginateur face à un spectateur,
deux tables, un écran, un ordinateur avec un programme informatique dédié, des cartes,
des enceintes ou un casque, une manette de jeux, une tablette graphique et un appareil photo…
Tout cela se rencontre dans un lieu ouvert qui aura invité l’Imaginateur à jouer son dispositif pour des visiteurs.

Et des portraits photographiques sont pris pendant les écoutes poétiques…

Conception : Emmanuel Gulliver Soccodato

La galerie des portraits ici !

Poétimaton

Plus d’informations ici …

Prochaine séance publique dans la bibliothèque de l’INSPE – Lyon
pour le Printemps des Poètes – mercredi 18 mars 2020

L’hypnothèque

L’hypnothèque se présente comme un salon d’hypnose poétique ou hypnopoétique, qui tente de trouver une réponse aux mots du philosophe Gaston Bachelard : « La radio doit nous mettre en sommeil, elle doit nous offrir des rêves aquatiques. »

Cinq transats installés autour d’un dispositif numérique permettent d’écouter au casque, dans la pénombre d’un masque de repos, un paysage sonore électroacoustique mettant en valeur des poèmes d’Alejandro Jodorowsky (La Montagne sacrée, La Danza de la Realidad…) et d’Enrique Enriquez (Tarology).

L’hypnothèque est composée d’un logiciel générateur d’espaces musicaux qui permet, après une phase de relaxation menant au rêve éveillé, de passer d’un état de relaxation à un état de conscience modifié et de parcourir un paysage sonore géré aléatoirement par un programme informatique créé sur Max/MSP.

L’écoutant choisit le temps qu’il souhaite dédier à son parcours d’écoute. Le logiciel crée un chemin unique parmi les enregistrements des poèmes mixés et augmentés par des univers sonores créés par la compositrice Undae et inspirés par les parcours d’archipels du compositeur André Boucourechliev.

Les textes choisis et les compositions électroacoustiques cherchent à créer un état de conscience altéré qui tend à se rapprocher de l’hypnose, ou tout du moins à un état de veille laissant l’imaginaire parcourir des sensations et des images suscitées par les mots et les sons entendus au casque. Ainsi, la participation à l’Hypnothèque s’apparente à un parcours dans des archétypes qui parleront tant à la conscience qu’à l’inconscient.

A la fin du parcours, l’environnement sonore se dénoue pour ramener l’écoutant à un état de conscience éveillé.

L’écoutant choisit son temps d’écoute qui peut aller de 7 à 40 minutes.

Des séances individuelles sont possibles, contactez-nous !

Conception : Emmanuel Gulliver Soccodato

Composition musicale : Undae

https://undae.bandcamp.com/

Prochaine séance publique dans la bibliothèque de l’INSPE – Lyon
pour le Printemps des Poètes – mercredi 18 mars 2020

Le Repose-Oeil

Que faire des images ?

Le Repose-Oeil de Julien Belon

Le Repose-Oeil de Julien Belon propose une expérience autour de la perception entre science et poésie audio-visuelle, par le biais d’outils numériques.

En faisant appel aux sens de la vue et de l’ouïe principalement, le spectateur est placé en situation de réception d’un flot d’images se succédant à la limite de nos capacités perceptives. Une bande sonore accompagne la découverte de cette œuvre en faisant entendre différents environnements musicaux qui vont jouer sur nos capacités cognitives et sur nos émotions.

Ainsi, le spectateur se crée un fil perceptif dans une succession d’images aléatoirement montés par l’artiste, qui initie par cette œuvre une forme autour du choix / non-choix d’un glanage d’images précautionneusement réalisé sur le net, suivi d’un montage dont les secrets resteront entiers et laisseront le spectateur libre de s’inventer une forme, un contenu, du sens. Notre cerveau ayant été programmé pour cela ?

Par cette proposition, Julien Belon a d’une certaine manière orienté le regard vers les travers mais aussi les potentiels de notre époque numérique, bien avant les extravagances du net version 3ème millénaire sur ce qu’il est raison d’appeler aujourd’hui les nettoyeurs du web. C’est-à-dire les travailleurs-éboueurs d’internet qui vident ce dernier de son contenu illégal, violent, politiquement incorrect, et de reléguer une tâche d’une extrême ingratitude à des humains exploités du quart-Monde, puisqu’aucun algorithme n’est capable de faire sens sur une image.

Il n’en demeure pas moins une œuvre – expérience sensible, qui rappellera la capacité de notre époque à accumuler et à proposer du contenu et de l’image jusqu’à saturation, jusqu’à la fin, jusqu’à plus soif et fera jouer ainsi pendant une dizaine de minutes bien plus d’images que nous ne serions capables d’en voir en une vie.

https://vimeo.com/pasunbruit